Information générale


Le rôle des témoins dans les situations d’intimidation

Des études démontrent que dans 85 % des cas d’intimidation, il y a des témoins qui assistent à la scène. 

Dans bien des cas, l’enfant qui commet des actes d’intimidation, le fait devant un public qui assiste au « spectacle » et qui, malgré lui, contribue malheureusement à augmenter le sentiment de valorisation de l’intimidateur. 

Par contre, les témoins peuvent vraiment faire la différence dans l’arrêt de gestes d’intimidation. On sait que dans 57 % des cas où des jeunes témoins interviennent en faveur de la victime, l’intimidation cesse en moins de 10 secondes. Toutefois, plusieurs hésitent à s’interposer par peur d’être la prochaine victime sur la liste et on peut les comprendre.

Un proverbe dit : qui ne dit mot consent. Le silence renforce la puissance de l’intimidateur et le désarroi de la victime. Il est donc essentiel de sensibiliser l’enfant à l’importance d’agir s’il est témoin d’intimidation.

Il ne faut pas perdre de vue qu’être témoin d’intimidation n’est pas un rôle facile. Il est primordial de soutenir ces enfants et surtout de les féliciter lorsqu’ils posent des gestes pour faire cesser l’intimidation.

Les témoins aussi peuvent vivre des conséquences similaires à celles des victimes. 

  • Tristesse
  • Sentiment d’impuissance
  • Honte ou culpabilité de n’avoir su comment réagir pour aider la victime
  • Peur de devenir une victime à son tour

 


 

 

Sources :

GOURVERNEMENT DU CANADA (2003) « parlons chiffres » in Bâtir des communautés plus sûres, stratégie nationale de prévention du crime, hiver 2002-2003, vol 7, Centre national de prévention du crime, p.14.

Hawkins, D. L., Pepler, D. J., & Craig, W. (2001). Naturalistic Observations of Peer Interventions in Bullying. Social Development, 10(4) : 512-527.